Stèle des Arbalétriers

Le vieux pont de Visé avant 1914.

Le quartier de la Collégiale en 1914

La porte de Lorette

La chapelle de Lorette

Girouette de la ferme de la Croix Renard

Boucle: Visé - Cronwez - Mons - Visé

Parcours

Beaucoup de balades partent de la gare de Visé.

Je traverse la rue et prends la promenade Meurice, qui longe le Pam Pam.

A l'entrée je remarque une stèle des Arbalétriers.

La Meuse" vraie route qui marche ", décrit une légère courbe formant à Visé, un port naturel, à l'abri des glaçons en hiver, et là où une grappe d'îles brisent l'impétuosité du courant tout en facilitant la traversée. C'est à Visé que commence la Basse-Meuse, plus navigable qu'en amont, où la pente s'accentue. Visé, en somme, se trouvait là où se terminait l'utilisation facile du fleuve par les grandes barques, venant de la mer du Nord. Un commerce très actif circulait sur la Meuse ; les barques marchandes remontaient et descendaient ce beau fleuve, faisant escale dans les ports de Dinant, Namur, Huy, Liège, Visé et enfin Maastricht. Dans la vie économique du moyen-âge, les foires ont tenu une place considérable, surtout avant le développement du commerce maritime. La foire annuelle de Visé était très connue et se tenait entre l’Ascension et la Pentecôte. La compagnie des Arbalétriers de Visé maintenait la paix sur le marché et convoyait les marchands aussi bien sur les routes menant à Visé que sur les barques glissant vers son rivage. On peut affirmer que de l'époque franque jusqu'au XIe siècle, le principal élément de l'économie fut la Meuse."

2. Je suis la promenade Meurice qui me conduit à l’hôtel de Ville et au monument aux morts.

L’hôtel de ville fut achevé en 1612. Principalement composé de brique, calcaire et tuffeau, cet édifice est construit dans le plus pur style Renaissance mosane. À cette époque, l’emploi de la pierre était très répandu du fait de l’approvisionnement local abondant et varié ; le tuffeau était très prisé quant à lui pour sa capacité à garder la chaleur en hiver et la fraicheur en été. De plus, les marchands de Visé faisaient du trafic de tuffeau permettant un approvisionnement idéal. Le bâtiment est surmonté d’un toit au clocher bulbeux qui culmine à 34 m.

Le monuments aux morts des deux guerres est l'œuvre du professeur Falize de l'Académie des Beaux-Arts de Liège. Il a été inauguré le dimanche 19 août 1928, en présence des Duc et Duchesse de Brabant, futurs Roi Léopold III et Reine Astrid.

3. Je descends l'escalier à côté de la pizzeria et continue la promenade jusqu'à l'ancien moulin de Visé.

4. Je tourne à gauche et rejoins les Degrés St Martin. C’est ici que passaient les remparts qui englobaient la Collégiale Saint Martin et St Hadelin. 

La première église de Visé daterait du 8eme siècle, mais est probablement plus ancienne.

On dit que Berthe, une fille de Charlemagne y serait enterrée.

Cette église paroissiale dédicacée à Saint-Martin va voir son statut évoluer en collégiale, lors de l'arrivée du chapitre de chanoines de Celles, amenant en 1338 le précieux reliquaire de leur saint fondateur. Une petite ville, fraichement entourée de remparts (1330) les accueille et leur offre près d'un quart de la superficie pour l'installation de leur cloître.

L’église a été abimée lors des différents passages d’armées (Charles le Téméraire (1468), lors de la destruction des remparts en 1675 par les armées de Louis XIV et au début du 20e s. par un incendie allumé par les armées allemandes le 10 août 1914.)

Elle a été reconstruite en 1924, -1925 par les architectes Jamar et Deshaye en style gothique. La muraille du chœur primitif (16e s.), classée a été maintenue. La tour romane et les nefs néo-classiques ont été complètement remplacés.

Le trésor d'art religieux de l'ancienne collégiale de Visé comprend plusieurs œuvres d'art dont la principale, la châsse de Saint Hadelin date des 11e (les 2 pignons) et 12e s. (les deux longs côtés du reliquaire). Il y a aussi le buste du saint confectionné au 14e s. (la tête en bois polychrome) et restauré au 17e s. (le buste : épaule) par l’orfèvre Goesin.

IL y aussi un lutrin-pélican, une dalle réalisée par le grand sculpteur Jean Del Cour...

4. Je me dirige vers le rond-point de l’Arbalétrier à cheval. Je traverse et monte vers la rue Porte de Lorette.

5. Je gravis l’escalier qui passe devant la piscine et me conduit jusqu’à la chapelle et son cimetière.

6. Je longe le cimetière par la droite pour rejoindre la piste cyclable vers Richelle et St Remy.

Les 59 peupliers malades ont été remplacés par 70 aulnes glutineux.

7. Au moment où la piste cyclable oblique à droite, je continue tout droit et emprunte le chemin qui passe derrière les maisons, puis derrière la ferme de la Croix Renard et descend vers Cronwez.

Observez la girouette sur l’ancienne ferme.

A ce croisement se trouve le lieu-dit : « La croix renard". *

La légende raconte un événement qui y aurait lieu chaque année le soir de Noël. À cette date, un grand renard noir apparaît au carrefour et il ne laisse aucune trace. Ce serait le diable qui apparaîtrait furieux de la naissance de Jésus car celle-ci veut dire que les âmes vont être sauvées. Malheur donc à celui qui passerait par ce carrefour cette nuit-là car le diable voulant se venger le tuerait dans d'horribles souffrances. Une nuit de Noël, un jeune homme ne croyant probablement pas à cette histoire alla se cacher dans les buissons du carrefour, malgré les avertissements. Les villageois l’attendirent après la messe de minuit, mais il ne revint pas. Le lendemain matin on le retrouva mort, les bras en croix avec uniquement deux petites morsures dans le cou. On planta donc une croix en souvenir du malheureux qui fut trop curieux. »

* La Croix Renard, au carrefour du « Chemin de la Croix Renard », marquait la séparation entre Dalhem et Visé, situé dans le Pays de Liège. Le mot « renard » vient du terme « renna » qui signifie « borne » en wallon francisé. C’était donc la limite entre les deux localités.

* A cet endroit se dressait encore en 1900 la Croix Renard, haute de plus d’un mètre et épaisse de 15 cm. Elle portait un christ taillé d’une longueur d’environ 40 cm, gravé en relief dans la pierre bleue. Déjà légendaire au XVIe siècle, elle aurait marqué l’emplacement d’un crime mystérieux qui s’y serait perpétré. Cette ancienne ferme toute proche, bâtie en 1929, a tenu à imager le lieu en faisant surmonter le toit d’une girouette en forme de croix traversée par un renard courant. »

8. Le chemin arrive au hameau de Cronwez. Je suis la route et me dirige vers les fermes en face. Je continue sur le chemin d'exploitation. La promenade traverse bois et prairies et remonte vers le hameau de La Tombe. Arrivé sur la route asphaltée, je prends à gauche, rue de Surisse. 

9. Quand la route fait un angle droit vers la droite, je me dirige vers la gauche entre les maisons et descends un chemin qui m'amène vers le hameau de Mons.

10 Après le pont de la Berwinne, sur la droite, entre les maisons, j'emprunte un chemin qui me conduit au-dessus du hameau sur la route de Mons.

11. A l'entrée de Visé, je me dirige vers le chemin de gauche, je passe devant des garages et rejoins la rue des Paquerettes que je suis jusqu'à l'allée des Templiers. Là, j'emprunte le chemin sur la droite qui me ramène à la chapelle de Lorette. 

12. Au rond-point de l'Arbalétrier, je descends la rue Haute, puis celle du Collège et je retourne à mon point de départ.

11. Chemin vers la chapelle de Lorette

Rue Haute - local des Arbalétriers