abri pour les civils - guerre 40-45 Photo: MCC

Parcours

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Visé - sur les traces des moines et les Templiers

Cette balade vous fera découvrir Visé sud et le plateau de Lorette et le Bois Mayane.

Point de départ: Collégiale de Visé (parking à l'arrière).

Je découvre la place puis l'intérieur de la Collégiale.

 

L'ancienne porte des remparts vers Lorette

Destruction 1914

Châsse de St Hadelin - photo MCC

La Collégiale et le quartier des moines

La Collégiale St Martin et St Hadelin se trouve à la limite du rempart sud de la ville de Visé.

visite de la collégiale en vidéo

Lien vers les explications à l'intérieu

Selon une tradition tenace, la toute première église de Visé fut érigée en 779 grâce à la mère de Charlemagne, Berthe au long pied et fut dédiée au grand saint Martin de Tours. Elle disparut fort probablement lors de la première destruction de Visé par les Normands en 881.

La seconde église faisait partie intégrante du système défensif de la ville. Sa grosse tour carré était fortifiée et un chemin de ronde y avait été aménagé. Elle se trouvait dans l’axe de la porte de Souvré auquel elle était reliée par une courtine. La muraille de la nef latérale reposait sur le mur de l’enceinte de la ville. Cette église paroissiale va voir son statut évoluer en collégiale.

En 1338, les chanoines de Celles fuyent les attaques régulières. Visé, petite ville fraichement entourée de remparts (1330) les accueille et leur offre ¼ de la superficie de la ville pour l’installation de leur cloitre. Les moines amènent le précieux reliquaire de leur saint fondateur, St Hadelin.

** En contrabas de l’église, vers la Meuse, quelques maisons anciennes rappellent les chanoines. Les Degrés St Martin mènent de la Porte de Souvré à l’église.

Cette seconde église fut démolie lors du sac de la ville par les Bourguignons de Charles le Téméraire vers 1468. Le chœur fut rebâti en 1524 en calcaire de la Meuse ; la sacristie du chapitre date de 1602, celle de la paroisse fut ajoutée en 1670 ; les nefs latérales et le transept furent reconstruits en briques en 1719. Le lundi 10 août 1914, sous prétexte qu’elle servait de point de repère aux artilleurs de Pontisse, l’église fut incendiée par les pionniers allemands. Seul le chœur, remarquablement restauré en 1895, fut conservé et les vitraux du fond furent miraculeusement épargnés. La reconstruction fut réalisée en 1926. La dernière renovation s'est terminée en 2010. 

L'église 1915

destruction du pont de Visé 1914

Traces des guerres

 La ville de Visé, frontalière avec les Pays-Bas, et située à une quinzaine de kilomètres à peine de l'Allemagne,fut le lieu du premier combat de la Grande Guerre en Belgique, opposant, le mardi 4 août 1914 l'infanterie de ligne (12e régiment) à l'armée allemande (34e brigade).

Le soir du samedi 15 août, 585 maisons sur 840 furent détruites. La cité en ruines est devenue ainsi la première ville martyre de la Grande Guerre.

Ce n'est en effet qu'en 1920, quand a été créé l'Office des régions dévastées, (ORD) que le travail de reconstruction du centre historique de la ville a pu commencer. Il s'est étalé sur près de 10 ans, et a laissé son empreinte jusqu'à ce jour dans les rues de Visé,

Maison reconstruite après la guerr 1914-18

La gardeuse d'oie - photo MCC

L'oie, emblème de la Ville

Devant l'église, une petite statue nous rappelle également la spécialité culinaire: l'oie à l'instar de Visé.

L'Oie est l'emblème de la Ville de Visé.

A proximité de l'Ile Robinson et le long du halage, vous pouvez y observer ce palmipède qui a acquis ses lettres de noblesse à Visé suite à une légende qui veut que lors de la seconde moitié du XIVe siècle, la ville résista farouchement aux soudards du Prince-Evêque Jean d’Arckel et parmi les assiégés se trouvait une jeune fille gardeuse d’oies. Elle arracha aux ennemis leur étendard. Les visétois ont eu le bon goût de croire en cette légende et ont eu aussi le bon goût de goûter à l’animal qui avait les faveurs de cette jeune fille. De génération en génération, la préparation de ce plat s’est affinée pour en faire aujourd’hui l’oie à l’instar de Visé. La recette est conservée jalousement dans le plus grand secret par quelques cuisiniers de la ville et quelques familles visétoises de vieille souche. A déguster !

Elevage d'oie avant 1914

Vers Lorette

Je quitte la place de la Collégiale après ma visite des lieux et me dirige vers le rond-point sur lequel trône un fier arbalétrier, ancien défenseur de notre Bonne Ville.

Je rejoins la rue Porte de Lorette et monte l'escalier jusqu'au plateau. 

Sur le plateau vous découvrez la chapelle de Lorette (1684), l’ermitage (début XVIIIème) et le cimetière (1877).

Lors du siège de la ville de Maastricht, les troupes de Louis XIV détruisent les remparts de Visé. Les Visétois s'activèrent à relever portes et remparts mais la ville se sentant mal protégée en cas d'agression décida de placer la bourgade sous la protection de Notre-Dame de Lorette en construisant une chapelle sur une hauteur dominant la ville.

Chapelle de Lorette - photo MCC

Cimetière - photo MCC

Notre Dame de Lorette - photo MCC

Les Templiers à Visé

Le chemin à gauche de la chapelle me conduit vers la ferme des Templiers. 

Celle-ci est toujours en activité (exploitation laitière et culturale) et ne se visite pas.  

Cette ferme des Templiers construite au XIIIe siècle, fut un des huit manoirs belges de cet ordre religieux et militaire. Le dernier prieur Eustache d’Argenteau s’enfuit en Zélande suite à la suppression de l’Ordre en 1312. En 1318, les Chevaliers de Malte prirent possession du manoir qui fut détruit en 1675 par les armées de Louis XIV Les Chevaliers le rebâtirent et le conservèrent jusqu’à la révolution française.

 

 

Les Templiers

Bois Mayane vers la vallée des Soupirs - photo MCC

Rue du Roua vers le Bois Mayane- photo MCC

Vers le Bois Mayane et la vallée des soupirs

Arrivée à la chapelle de Lorette, je longe le cimetière vers la droite et rejoins la piste cyclable Visé-Richelle.  Je traverse la route de Dalhem et poursuis mon chemin.

Après 200m, je quitte la piste cyclable et me dirige à droite vers le Bois Mayane (suivre le GR).

Je traverse le petit bois et descends vers la vallée des soupirs par la rue du Roua.

❤ Cette rue doit son nom à un petit ruisseau qui dévalait les pentes de la colline. Jusqu'au 17ème siècle, la vigne était cultivée sur les versants. Plus tard, on y a extrait le schiste alunifère, qui donnait l'alun utilisé dans la teinturerie. 

La vallée des soupirs tirerait son nom du bruit des soufflets utilisés pour attiser le feu qui brûlait le schiste alunifère.

Je traverse la rue de Jupille (attention au trafic) et poursuis en direction du chemin de fer. 

Je tourne à droite dans la promenade Meurice.

Lors de l’invasion allemande d’août 1914, l’envahisseur commet un certain nombre d’exactions à l’encontre des civils à Visé : incendies, pillages, exécutions sommaires, légende des francs tireurs,etc. Située en bord de Meuse à quelques kilomètres de l’Allemagne, la ville de Visé est l’une des premières cibles des armées allemandes. Dès le 10 août et jusqu’à la fin septembre 1914, le bourgmestre, Léon Meurice est fait prisonnier et gardé comme otage par les autorités occupantes. En 1922, il retrouve l’hôtel de ville jusqu’en 1932, année de son retrait de la vie politique, tout en menant une carrière de professeur de Mathématiques à l’Université de Liège. 

Arrivée à l'ancien moulin Bruyère, je monte les Degrés Saint Martin, à mis pente, j'entre dans le parc, ancien presbytère et quartier des Moines de St Hadelin au XIVème sicècle.

L'ancien moulin de Visé fut construit à la demande de Madame Veuve Bruyère d'Argenteau, la famille Bruyère étant active dans le domaine de la meunerie depuis 1865. Le bâtiment, construit en 1921, se dresse à l'extrémité de la rue Basse. Haut de quatre niveaux et large de cinq travées, il présente une maçonnerie en brique et calcaire sur un soubassement en moellons de grès, la dernière travée de gauche étant entièrement cimentée. Une balustrade, autrefois surmontée de globes, et deux frontons avec l'inscription «Moulin de Visé» couronnent le moulin. La plupart des baies sont rectangulaire, à linteau métallique. Des oculi ovales éclairent deux travées du dernier niveau. Le style est légèrement teinté d'Art Nouveau. L'ancien moulin est aujourd'hui reconverti en appartements.

Deux rues pavées me font remonter le temps (rue Dossin et rue Raskin Roy).

 

Je regagne la place de la collégiale où se termine ma balade.

Source: A la découverte de la Capitale de la Basse-Meuse (ADL Visé)

Vallée des souirs, ancien four - photo MCC

Ancien moulin Bruyère- photo MCC

Léon Meurice accueillant le Prince Léopold et la Princesse Astrid

rue Dossin, l'ancien presbytère - photo MCC

rue Dossin - photo MCC

Rue Raskin Roy - photo MCC