Retinne : les sources du ruisseau sainte-Julienne

Le sous-sol de Retinne est riche en houille et en sources. Celles-ci créent de petits ruisseaux qui creusent de jolis vallons.La Julienne creuse une vallée de 13 km jusqu’à son embouchure dans la Meuse à Hermalle-sous-Argenteau.

Nous démarrons cette boucle - circuit F13 Place du marché à Retinne.

Bus TEC 68

Parcours 

Durée 2h - 5,5 km: 1 passage difficile, Pas accessible aux poussettes et PMR

 

Christ double face- photo MCC

1. Départ - place du Marché

Lieu-dit ‘Surfossé’ à Retinne. Des étangs y avaient été creusés par des Chartreux pour en faire des viviers. Ils n'existent plus.

Sur cette ancienne place de marché, ce trouve une vieille ferme privée, datée de 1637,  aux armoiries "Fléron/Labeye",  et flanquée d’une petite tour ronde (un ancien puits). 

Je me dirige vers le crucifix en pierre appelé le ‘Christ à double face’.

Ce Christ était censé garanti l'honnêteté et l'intégrité des commerçants de l'époque

Je commence la promenade du circuit F13 (rectangle rouge), qui part à droite vers Soumagne puis tourne à gauche vers Evegnée. Je tourne dans le premier chemin sur la gauche, la ‘Voie des Vaches’.

Chemin des vaches - photo MCC

2. Je pousuis ce chemin bordé de prairies, jsuqu'à un virage à angle droit. Vue sur la vallée de la Julienne et sur une ancienne croix en fer forgé. Je me dirige vers la droite. Je poursuis le chemin et passe plusieurs échaliers. J'arrive dans la zone de la mine des Quatre Jean de Queue du Bois. Il y a une centaine d'années, ici était exploité un vaste réseau de mines. 

Puits d'aération - photo MCC

vallée de la Julienne - photo MCC

3. Je poursuis dans un tunnel végétal vers le ruisseau de la Julienne. En bas de la descente, je franchis un pont en béton et poursuis mon chemin dans les prairies. 

La Julienne - photo MCC

passage dans les prairies - photo MCC

Chemin rural envahi de ronces - photo MCC

4. Je traverse les prairies jusqu'au chemin rural (envahi par les ronces), je remonte par la praire et rejoins le chemin plus haut. 

Je continue vers la rue de la Hayette. Je contourne une ancienne ferme et me dirige vers la droite jusqu'à la rue du Six Août. 

Je tourne à droite puis 100 mètres plus loin, j'emprunte la rue Liéry à gauche.

La bataille de Rabosée fut la première bataille où les troupes belges entrèrent en contact avec les forces allemandes durant la Première Guerre mondiale. Premier combat de la bataille de Liège, elle se déroula les 5 et 6 août 1914 sur le plateau de Rabosée, situé entre les vallées de la Meuse et de la Julienne, à proximité du carrefour dit des « Quatre-Bras ». Le 6 aôut 1914, les troupes d'assaut allemandes, réussirent à passer après avoir essuyé de lourdes pertes. C'est avec rage qu'ils traversèrent le village et y massacrèrent des soldats sans arme. 

Vieille ferme - photo MCC

Chapelle Sainte Julienne - photo MCC

5. Je poursuis ma route, au croisement avec la rue Sainte Julienne, je tourne à gauche. Un peu plus loin, sur la droite j'apperçois la Chapelle Sainte Julienne au pied de laquelle se trouve une des sources du ruisseau. 

Je reviens sur mes pas et poursuis ma route en suivant les indications F13.

Je dévie encore une fois  vers la droite dans la rue du Tilleul, pour admirer le vieux tilleul,  face à l'ancienne maison communale.

Je reviens sur mes pas et emprunte à droite la rue du Ruisseau, puis encore à droite rue des Sources et à gauche rue Fernand Chèvremont qui me ramène la place du Marché.

  Sainte Julienne est née à Retinne, village près de Fléron. Elle perd ses parents à l'âge de 5 ans et est confiée au couvent des sœurs augustiniennes du mont Cornillon à Liège.

À 14 ans, Julienne est admise au rang de sœur. Elle étudie le latin et le français.  À partir de 1209 elle a de fréquentes visions mystiques. Une vision revint à plusieurs reprises, dans laquelle elle voit une lune échancrée, c'est-à-dire rayonnante de lumière, mais incomplète, une bande noire la divisant en deux parties égales. Elle reste longtemps sans comprendre la signification de cette vision, et sans en parler à personne.

En 1222, Julienne est élue prieure des sœurs augustiniennes du monastère de Cornillon.

Cependant, la vision étrange continue de tourmenter Julienne. Après des années, c'est — selon la Vita — le Christ même qui lui donna les lumières nécessaires à la compréhension de cette vision.  "La lune symbolisait la vie de l’Église sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de mettre en place une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement. "

Julienne accepte finalement sa mission et  parle de son projet à son amie Ève de Liège. Les deux amies entreprennent des démarches pour l'instauration de la Fête-Dieu. Elle-ci a lieu chaque année,  au plus tôt le 21 mai, et au plus tard le 24 juin, jour de la Saint Jean.

 

Le vieux tilleul - photo MCC

Eglise Ste Julienne - photo MCC